Les consommateurs ressentent déjà les effets de la hausse des prix à la pompe, mais les coûts vont augmenter dans l'ensemble de l'économie mondiale, selon les analystes.

Paris (France) (AFP) - Voici les derniers événements économiques liés à la guerre au Moyen-Orient, ce vendredi :

- Les États-Unis lèvent les restrictions imposées à la Russie -

Le département du Trésor américain a annoncé qu'il autoriserait temporairement la vente du pétrole russe actuellement en mer, alors que les prix de l'énergie ont flambé après que les frappes américano-israéliennes contre l'Iran ont plongé le Moyen-Orient, riche en pétrole brut, dans la guerre.

Le président français Emmanuel Macron a déclaré, après une visioconférence avec les dirigeants du G7, que l'allègement des sanctions imposées à Moscou suite à son invasion de l'Ukraine n'était « en aucun cas » justifié.

L'envoyé économique russe, Kirill Dmitriev, a déclaré que le marché mondial de l'énergie « ne peut rester stable » sans le pétrole de son pays.

- Baisse du pétrole, hausse des actions -

Le prix du pétrole brut Brent est tombé sous la barre des 100 dollars le baril vendredi, tandis que les marchés boursiers européens étaient majoritairement en hausse en début d'après-midi.

- La Serbie réduit la taxe sur les carburants de 20 % -

Face à la flambée des prix du pétrole qui touche de nombreux pays à travers le monde, le gouvernement serbe a temporairement réduit les taxes sur les carburants de 20 %. Le ministère de l'Énergie a annoncé que les droits d'accise sur l'essence et le diesel seraient abaissés à compter de vendredi et jusqu'au 15 avril.

- Les pays africains ont des réserves pétrolières limitées -

Les pénuries de carburant provoquées par la guerre au Moyen-Orient pourraient amputer les économies africaines de près de 3 % si elles persistent, a déclaré vendredi à l'AFP un haut responsable de la régulation énergétique régionale.

La plupart des pays africains ne disposent de réserves de carburant que pour 15 à 25 jours, contre une norme de 90 jours fixée par l'Agence internationale de l'énergie, a déclaré à l'AFP Geoffrey Aori, PDG de l'Association régionale des régulateurs de l'énergie pour l'Afrique orientale et australe.

Les gouvernements africains doivent atténuer l'impact en instaurant un rationnement immédiat du carburant et en accordant des subventions pour amortir le choc de l'inflation et de l'affaiblissement des monnaies, même si cela n'est pas viable au-delà de quelques semaines, a-t-il déclaré.

- Le Népal restreint l'utilisation du gaz de cuisine -

Le Népal a commencé à vendre des bouteilles de gaz de cuisine à moitié pleines afin de freiner le stockage excessif et les achats de panique, ont indiqué des responsables, suite aux perturbations des importations causées par la guerre.

Ce pays himalayen enclavé de 30 millions d'habitants dépend presque entièrement de l'Inde pour le transport de ses besoins en combustibles fossiles, et quelque 90 % du gaz de pétrole liquéfié indien transite par le détroit d'Ormuz.

- L'Australie dénonce la spéculation sur les prix -

Le ministre australien de l'Énergie a mis en garde contre la spéculation « dangereuse » sur les prix de l'essence tout en assouplissant les règles relatives aux stocks que les compagnies pétrolières doivent détenir afin d'accroître l'approvisionnement.

Ce pays, qui dépend des importations de pétrole pour son approvisionnement en carburant, a vu les prix de l'essence flamber en raison des achats de panique depuis le début de la guerre.

- Pourparlers Chine-États-Unis -

Alors que les marchés sont secoués par les répercussions de la guerre contre l'Iran, le principal responsable économique chinois se rendra samedi en France pour des entretiens avec son homologue américain, moins de trois semaines avant le sommet prévu entre le président Donald Trump et le président Xi Jinping. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, dirigera la délégation américaine.

Pékin est un partenaire proche de l'Iran, mais a critiqué ses frappes contre les États du Golfe.

- Le quartier financier de Dubaï touché -

Un immeuble du quartier financier de Dubaï a été touché par des débris provenant d'une attaque interceptée vendredi, selon des témoins. Mercredi, la banque américaine Citi, les cabinets de conseil Deloitte et PwC, ainsi que d'autres entreprises, ont fermé leurs bureaux ou demandé à leurs employés de les quitter, principalement au Centre financier international de Dubaï (DIFC).

- Des drones près d'un champ pétrolier irakien -

Deux drones se sont écrasés près d'un important champ pétrolier du sud de l'Irak, heurtant des tours de communication à proximité du site de Majnoon, sans faire de victimes ni de dégâts matériels, ont indiqué à l'AFP des responsables du ministère du Pétrole.

Le champ pétrolier avait déjà suspendu ses activités avant l'incident.

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